Après avoir été adopté en première lecture le 21 octobre 2008, le projet de loi relatif à la mise en place du Grenelle de l’Environnement est actuellement examiné en deuxième lecture, pour avoir force de loi avant la fin de la session parlementaire de cet été.

A cette occasion, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, est revenu le 10 juin à l’Assemblée Nationale sur les enjeux du Grenelle de l’Environnement et l’impact de l’adoption du texte lors du débat d’octobre 2008.

Le débat avait en effet conduit à l’adoption de nombreuses avancées : obligation pour les entreprises de prévoir un dispositif de captage et de stockage du carbone, accélération du programme de rénovation thermique, retrait total de la vente des lampes à incandescence à compter de 2010, etc.

Jean-Louis Borloo a réaffirmé la volonté du gouvernement de rompre définitivement avec un modèle de croissance qui n’est plus viable sur le long terme. Avec près de 400 milliards d’euros investis dans tous les secteurs de la croissance verte, la France se place en tête des pays acteurs du changement environnemental. Transport, urbanisme, logement, consommation, biodiversité, la mise en place du Grenelle de l’Environnement comme prévue par le projet de loi offre une appréciation globale des éco-actions à mener sur le court et le long terme :

- Priorité affirmée à la lutte contre le changement climatique.

- Nouvelles normes de construction pour les bâtiments neufs.

- Réalisation d'un audit énergétique et rénovation des bâtiments existants.

- Engagement d'un programme de formation des professionnels du bâtiment.

- Principes d'une politique durable des transports.

- Priorité aux investissements ferroviaires, fluviaux et portuaires.

- Taxe kilométrique prévue sur les poids lourds.

- Mesures pour les transports de voyageurs.

- Soutien aux énergies renouvelables.

 - Engagement de l'Etat à être exemplaire.

- Renforcement de l'obligation d'information des consommateurs

- Affirmation d'un effort national de recherche pour le développement durable.

- Constitution d'une trame verte et bleue pour arrêter la perte de biodiversité.

- Objectifs assignés à l'agriculture et à la sylviculture en matière d'environnement.

- Mise en place d'une gestion intégrée de la mer et du littoral.

- Fixation des orientations du 2ème plan national santé environnement.

- Fixation des objectifs de réduction de la pollution de l'air extérieur et intérieur.

- Objectifs en matière de pollutions lumineuses et nuisances sonores.

- Renforcement de la politique de réduction des déchets.

- Extension de la responsabilité environnementale des entreprises.

Jean-Louis Borloo a rappelé que « ce qui pouvait être perçu au départ comme le résultat d’initiatives personnelles et isolées, (…) est devenu aujourd’hui une vraie lame de fond, une véritable ligne de force qui est en passe de structurer tout le débat politique et démocratique. »


 Le ministre croit aux effets positifs de la croissance verte pour l’économie française, surtout en cette période de crise. « L’écologie n’est pas uniquement une source de dépenses, mais un élément essentiel de sortie de crise massif et structurant pour l’ensemble de la société », a-t-il expliqué dans une interview accordée aux Echos le 16 juin dernier.

En effet, Jean-Louis Borloo s’appuie sur l’étude réalisée par le Boston Consulting Group à la demande du ministère, et qui démontre que chacun des quinze grands programmes prévus par le Grenelle pour les douze années à venir devraient maintenir ou créer plus de 600 000 emplois. Le bâtiment devrait-être le secteur le plus favorisé par la mise en place puisque 100 000 à 150 000 emplois y seront maintenus.

Enfin, que les Français se rassurent, la politique écologique du gouvernement ne leur coûtera pas plus cher : l’étude révèle, en effet, que la moitié des sommes inhérentes à la mise en place du Grenelle de l’Environnement correspondent à de l’autofinancement couvert par les gains futurs en économies d’énergie.

  


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